Special Issue / Numéro spécial : Fall / automne 2025
Articles

Settler Stalling: Integrated Schooling and the "Native Conferences" of the Royal Commission on Family and Children's Law in British Columbia

Mona Gleason
University of British Columbia
Tamara Gene Myers
University of British Columbia
Publiée February 16, 2026
Mots-clés
  • Colombie-Britannique,
  • Commission royal sur le droit de la famille et des enfants,
  • éducation autochtone,
  • militantisme autochtone,
  • intégration
Comment citer
Gleason, Mona, et Tamara Gene Myers. 2026. « Settler Stalling: Integrated Schooling and the "Native Conferences" Of the Royal Commission on Family and Children’s Law in British Columbia  ». Historical Studies in Education / Revue d’histoire De l’éducation 37 (2). https://doi.org/10.32316/hse-rhe.2025.5427.

Résumé

Cet article examine les réactions des Autochtones à l’intégration scolaire en Colombie-Britannique à travers les « Conférences autochtones » de 1974, organisées par la Commission royale sur le droit de la famille et des enfants. Dans les années 1950, la politique canadienne en matière d’éducation autochtone est passée de la ségrégation à l’intégration, et à la fin des années 1960, des organisations comme l’Union des chefs autochtones et la Fraternité autochtone de la Colombie-Britannique ont rejeté ces deux approches, exigeant que les Autochtones contrôlent l’éducation. La commission royale, présidée par le juge Thomas Berger, a offert aux communautés autochtones de la Colombie-Britannique une tribune pour dénoncer les méfaits de l’école publique sur les enfants et leurs familles. Bien que ses conclusions aient été peu étudiées par les historiens de l’éducation, les consultations menées auprès des Autochtones lors des conférences autochtones du printemps et de l’été 1974 apportent un éclairage précieux sur les revendications de ces derniers en faveur d’un meilleur soutien scolaire. Ces revendications rejoignaient celles formulées par la Fraternité autochtone d’Amérique dans le cadre du projet « Contrôle autochtone de l’éducation des autochtones », pourtant les gouvernements coloniaux les ont largement ignorées pendant des décennies. Nous introduisons le concept de « dérapage des colons » pour décrire une gouvernance coloniale qui promet des réformes tout en reportant les changements significatifs définis par les Autochtones. Bien que l’intégration ait promis l’égalité après les modifications apportées à la Loi sur les Indiens en 1951, elle n’est pas parvenue à s’attaquer aux structures coloniales, aux programmes scolaires et au racisme au sein des écoles, des points clairement soulevés par les participants autochtones aux conférences.