Résumé
À la fin des années 1960, en pleine période de paix, les militaires
canadiens vécurent un remaniement. Les trois branches des forces armées,
précédemment indépendantes, furent intégrées, réunifiées, par les autorités
politiques. Cela signifiait que des secteurs d’activités autrefois séparés, dont la
formation professionnelle, devaient être repensés et réorganisés dans l’optique
d’une force armée unifiée. Sous la gouverne d’un commandant de l’armée de
terre, le Major général Roger Rowley, une petite équipe chercha à mettre au
point un tout nouveau concept d’éducation académique et professionnelle qui
fournirait aux officiers un ensemble logique de programmes d’apprentissages
durant leur carrière, tous ces programmes étant fournis par un appareil
éducatif militaro-civil unique intégré. Le projet rencontra la résistance
immédiate des organisations antérieures ; miné par des compressions
structurelles, il disparut alors même que la nécessité d’une éducation plus
relevée recevait un appui généralisé. En 2002, les aptitudes intellectuelles
étant de nouveau au coeur des préoccupations, le concept fut ressuscité à
travers l’établissement de l’Académie de la Défense canadienne.