Fall / automne 2017
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Crétin, Snob et Chic type : figures de l’étudiant dans le journal Brébeuf

Philippe Garneau
Université de Montréal
Bio
Published October 31, 2017
Keywords
  • Brébeuf,
  • collège classique,
  • François Hertel,
  • Jésuite,
  • journal étudiant,
  • Le brébeuf,
  • Jeunesse,
  • Jésuites,
  • inquiétude
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How to Cite
Garneau, Philippe. 2017. “Crétin, Snob Et Chic Type : Figures De l’étudiant Dans Le Journal Brébeuf”. Historical Studies in Education / Revue d’histoire De l’éducation 29 (2). https://historicalstudiesineducation.ca/hse/index.php/edu_hse-rhe/article/view/4513.

Abstract

Résumé

Fondé dès février 1934, seulement six années après l’ouverture du collège, le journal Brébeuf a pour mission, selon sa devise, d’être l’« organe officiel des étudiants du collège Brébeuf ». La lecture du journal Brébeuf permet de connaître les idées, les goûts et, surtout, la perception d’eux-mêmes des collégiens issus de l’élite urbaine canadienne-française éduquée par les Jésuites. Elle permet également de faire ressortir l’in uence déterminante qu’a exercée le père Rodolphe Dubé, alias François Hertel, sur cette jeunesse instruite. C’est cette représentation de l’étudiant idéal du cours classique que nous allons étudier ici à travers trois types récurrents et intimement liés : le crétin, le snob et le chic type. Objets de vives querelles et de débats animés dès le premier numéro du journal, ces trois types incarnent à la fois les repoussoirs, les inquiétudes et les idéaux de la jeunesse du collège Brébeuf. Des gures d’étudiants peuvent sans doute être trouvées dans d’autres journaux de collèges. Leur étude permettrait de mieux saisir l’identité, ce que l’on nomme alors « l’esprit du collège », qui a animé les différents établissements classiques et marqué plusieurs de leurs pensionnaires. 

Abstract

Brébeuf, the student newspaper of the Collège Jean-de-Brébeuf, was founded in 1934, six years after the opening of the college, and according to its motto, was to be the “offcial organ of the students of Collège Brébeuf.” Reading Brébeuf allows one to be aware of the ideas, the tastes, and particularly the self-perception of students who belonged to the French-Canadian urban social elite, educated by the Jesuit fathers. It also shows the determining influence exercised by Father Rodolphe Dubé, alias François Hertel, on educated youth. This paper will analyze representations of the idealized student of the classical curriculum via three recurring, linked case studies: the cretin, the snob and the chic type. These three case studies, hotly debated within the pages of Brébeuf from the first issue onward, embody the worries, the ideals and the foils of Brébeuf students. Other case studies can doubtless be found in student publications from classical colleges across Quebec. A comparative study allows us to capture what makes up the identity and the spirit of those establishments.