Fall / automne 2013
CHEA / ACHÉ

Challenging History: Educating the Public about the Japanese Canadian Experience in British Columbia

Alexandra L. Wood
New York University
Bio
Published November 4, 2013
Keywords
  • Historical Injustice,
  • National Identity,
  • Multiculturalism,
  • Public Education,
  • Japanese Canadians,
  • Redress
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How to Cite
Wood, Alexandra L. 2013. “Challenging History: Educating the Public about the Japanese Canadian Experience in British Columbia”. Historical Studies in Education / Revue d’histoire De l’éducation 25 (2). https://historicalstudiesineducation.ca/hse/index.php/edu_hse-rhe/article/view/4324.

Abstract

ABSTRACT

This paper argues that a shared reluctance to confront the causes and consequences of historical injustices endured by ethno-cultural minorities has hampered efforts by educators and activists in British Columbia to inform the public about Japanese Canadian internment during World War II. This reluctance was felt keenly by internment survivors, whose sense of trust in the wider civic community has not yet been re-established. Meanwhile, a desire to “turn the page” on past wrongs — for fear that drawing attention to such episodes generates inter-ethnic tension rather than promotes unity amongst Canada’s multicultural populace — has hindered federal and provincial involvement in educational activities related to WWII internment. Yet as this study suggests, refusal to participate in collective renegotiations of public memory about historical injustices does little to repair the relationship between the wronged group and wider public, or to prevent similar injustices from occurring again in the future.

RÉSUMÉ

Cet article décrit les efforts entrepris par des éducateurs et des activistes pour informer la population de la Colombie Britannique au sujet de l’internement des Canadiens d’origine japonaise
pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils durent faire face à une forte résistance du public qui refusait de confronter les causes et les conséquences des injustices subies par les minorités ethnoculturelles à cette époque. Les victimes de l’internement ont ressenti vivement cette dénégation d’autant plus qu’ils n’ont pas réussi à rétablir complètement la confiance au sein de la collectivité. En même temps, l’envie de « tourner la page » sur les maux du passé — motivée par la crainte que le fait d’attirer l’attention sur de tels épisodes génère de la tension interethnique au lieu de promouvoir l’unité dans une population multiculturelle — a fait obstacle aux activités éducatives mises en place par les gouvernements provincial et fédéral quant à l’internement. Mais, comme le suggère cette étude, le refus collectif d’affronter ces injustices historiques ne
peut que nuire au rapprochement entre le groupe lésé et la société toute entière ainsi qu’à la prévention de telles injustices dans l’avenir.